L'externalisation n'est pas systématique. Une collectivité peut conduire une enquête en interne lorsqu'elle dispose de personnes compétentes, suffisamment disponibles et sans lien susceptible de fragiliser leur impartialité. Plusieurs situations rendent toutefois l'intervention extérieure particulièrement pertinente.
Une proximité hiérarchique ou professionnelle avec les personnes concernées peut alimenter la contestation du processus, même si les enquêteurs internes agissent de bonne foi.
Si les personnes habituellement chargées de l’enquête ont déjà conseillé, arbitré ou participé aux décisions liées au dossier, la séparation entre gestion du dossier et investigation peut devenir difficile.
Plus le nombre d’acteurs, de directions ou de sites augmente, plus l’enquête nécessite une coordination et une méthode dédiées.
Harcèlement, discrimination, violences, atteinte à la probité ou faits susceptibles d’entraîner des suites disciplinaires ou judiciaires exigent une forte rigueur dans les auditions et le recoupement.
Un tiers extérieur n’a pas participé aux événements antérieurs et peut réintroduire une distance utile.
Une enquête nécessite lecture des pièces, préparation et conduite des auditions, analyse, vérifications complémentaires et rédaction. Une réalisation intermittente peut allonger inutilement les délais.
Évaluer l’expérience de l’investigation, la connaissance des organisations, la compréhension du secteur public, l’indépendance, la méthodologie, la confidentialité et la qualité des livrables.
Le prestataire établit et analyse les faits ; l’autorité compétente conserve la maîtrise des suites administratives, managériales ou disciplinaires.
Cette ressource présente une méthode de travail. Pour un besoin concret, le Cabinet peut intervenir après un échange sur le contexte et le périmètre de la mission.