L'audition est un acte central de l'enquête. Elle doit permettre de recueillir une version précise et exploitable, sans suggérer les réponses ni transformer l'échange en affrontement.
Relire le signalement, les documents déjà reçus et la chronologie. Identifier ce que la personne est susceptible de savoir directement et les points précis à éclaircir.
Il est souvent utile d’entendre d’abord l’auteur du signalement, puis les témoins permettant de vérifier les premiers éléments, avant d’auditionner la personne mise en cause lorsque suffisamment d’informations sont disponibles pour lui soumettre les faits concernés.
« Que s’est-il passé ? », « Que pouvez-vous décrire ? », « Qui était présent ? ». Ces questions permettent d’obtenir un récit spontané avant les demandes de précision.
Date, lieu, participants, mots employés, documents, messages, suites immédiates et personnes informées. Un témoignage précis est plus exploitable qu’une appréciation générale.
Le témoin direct a vu ou entendu le fait ; le témoin indirect rapporte ce qu’une autre personne lui a raconté ; l’appréciation exprime une opinion. Les trois peuvent être utiles mais leur valeur n’est pas identique.
L’objectif est de comprendre et recouper, pas de provoquer une confession. Une posture accusatoire détériore la qualité des informations recueillies.
Le format du compte rendu doit être cohérent sur l’ensemble de la mission. Les points importants, documents remis et demandes complémentaires doivent être tracés.
Une nouvelle pièce ou une contradiction peut justifier de réentendre une personne. Cela doit rester proportionné et lié au périmètre de l’enquête.
Après chaque série d’entretiens, mettre à jour la chronologie, la matrice des faits et les points restant à vérifier. L’analyse ne doit pas être repoussée uniquement à la fin de la mission.
Cette ressource présente une méthode de travail. Pour un besoin concret, le Cabinet peut intervenir après un échange sur le contexte et le périmètre de la mission.